Alors que nous attendions l’éventuelle venue d’au moins un cerf encore en velours, nous avons été surpris par l’arrivée d’un blaireau fouillant le sol à la recherche de nourriture. Le lendemain soir, aux mêmes heures, nous avons pu observer deux biches suitées, chacune, d’un faon.
Comme dans la vidéo précédente, un épervier avait pris l’habitude de s’attaquer aux gros-becs, proies visiblement plus faciles à capturer. Tant et si bien que la population de ces oiseaux, pourtant bien habitués au site, s’était, petit à petit, réduite, jusqu’à déserter les lieux.
Alors que les fêtards s’égosillaient un peu plus bas, je m’étais décidé à reprendre contact avec la ferme de mes amis, espérant que les cerfs, que je n’avais plus vus depuis 9 mois, voudraient bien se montrer pour mon plus grand plaisir.
Il m’avait été donné la chance de filmer un lézard vert à queue bizarrement bifurquée, il y a deux ans déjà !
Chez les lézards, quand les queues repoussent suite à une blessure, il arrive que le processus de régénération déclenché entraine la pousse d’une deuxième queue parallèle à la première ou d’une bifurcation en forme de fourche. Curieusement, ces deux observations avaient été faites sur le même site, à quelques 100 mètres d’écart !
En ce début Avril les températures étaient quasi estivales.
Les humains lézardaient, profitant de l’aubaine, tandis que les lézards cherchaient à trouver l’âme sœur.
Nous avions revu notre femelle de lézard vert à queue bifurquée visiblement accompagnée d’un superbe mâle. Celui-ci allait devoir chasser les éventuels prétendants avant de pouvoir entamer les préliminaires amoureux….
Ce soir le ciel est bien couvert, la luminosité bien faible, et les cerfs ne veulent pas se montrer !
Bien que n’ayant pas eu trop d’illusions au départ, je finis par me lasser, et m’apprête à plier bagages, lorsque, j’aperçois un vieux cerf sortir furtivement du bois, pour s’aventurer à découvert dans le verger.
Son pelage humide et luisant même dans la pénombre, me fait penser aux cerfs mélaniques dont parle la littérature, sans toutefois savoir s’ils existent réellement dans nos Vosges !
Il est le premier que j’ai vu brâmer en ce début d’année, sur le territoire habituel… Mais, attendons, ce n’est qu’un début bien précoce…il faudra voir la suite!
Des températures caniculaires accablaient tant les hommes que les animaux qui ne se montraient guère.
Un soir pourtant, alors que nous ne pensions plus avoir la chance de rencontrer nos cervidés, 3 cerfs sortaient, à contre -jour, au bout du verger, assaillis par les mouches. Une biche solitaire restait en lisière de forêt, peu rassurée.
Un jeune renard était occupé à se faire les dents sur un arbre mort, lorsque sortit du bois un 12 cors.
Se cachant tout d’abord, prudemment, derrière un pommier avant de s’aventurer à découvert, le cerf finit, rassuré, par se risquer à croquer quelques pommes tombées au sol.